Revue de presse - Q4 2025
Milestone AI Advisory

Edito

Nous avons le plaisir d’inaugurer la toute première revue de presse trimestrielle de Milestone AI Advisory, nouvelle entité dédiée aux enjeux et aux opportunités de l’intelligence artificielle pour le secteur financier. À travers cette sélection d’articles, notre ambition est simple : offrir une veille objective, exigeante et éclairante sur les avancées, les usages émergents et les défis réglementaires et technologiques qui façonnent aujourd’hui l’écosystème de l’IA.

Fidèles à l’ADN de Milestone Advisory, nous porterons une attention particulière à tout ce qui impacte — directement ou indirectement — les métiers de la gestion d’actifs, de la banque privée et de la conformité réglementaire. Nous espérons que cette première édition vous apportera un regard structuré, utile et actionnable sur un univers en transformation rapide.

Bonne lecture,
L’équipe Milestone AI Advisory

Nos news chez Milestone AI Advisory

Cela fait 3 mois déjà que Milestone AI advisory a été lancé! Trois mois que nous vous accompagnons sur vos enjeux autour de l'intelligence artificielle avec une marque dédiée. Depuis son lancement Milestone AI advisory a eu pour ambition de porter une vision de l'IA, transparente, auditable, au service des métiers et de vos salariés. Pour cela nous publions de plus en plus (des cas d'usage, notre revue de presse, et bientôt de la recherche) mais surtout nous insistons dans notre discours sur l'importance de disposer avant toute chose de données fiabilisées, d'un personnel formé et d'une gouvernance dédiée. Pour plus d'information sur nos offres et pour retrouver toutes nos publications, retrouvez nous sur www.milestone-ai-advisory.fr.

Ce qu'il ne fallait pas rater

En synthèse, la période confirme une bascule : l’IA passe du pilote à l’industrialisation, sous contrainte de gouvernance et de conformité.

  • Accélération des investissements IA à grande échelle (hyperscalers et acteurs financiers), avec une montée en puissance des budgets et des programmes d’adoption en production.
  • Convergence vers des modèles plus capables et plus industrialisables (nouveaux modèles, optimisation des coûts, et arbitrages sur l’“AI spending”) qui reconfigurent les stratégies tech des banques et gestionnaires.
  • Structuration de la gouvernance IA dans la finance : création d’équipes dédiées, cadrage des usages et montée des exigences de contrôle, de traçabilité et de gestion des risques.
  • Généralisation des cas d’usage dans la gestion d’actifs : copilotes d’analyse, automatisation documentaire, veille et signaux de marché — avec maintien explicite de la responsabilité humaine.
  • Pression réglementaire et supervision : recommandations/positions d’autorités et attentes renforcées sur la maîtrise des modèles (données, biais, explicabilité, sécurité).

Revue de presse

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23 décembre 2025

Les modèles d’IA chinois atteignent 30 % du marché mondial en 2025, selon La Tribune

D’après une synthèse relayée par La Tribune, les modèles d’IA issus d’acteurs chinois auraient capté environ 30 % de l’usage mondial cette année, portés par une combinaison de performances en forte hausse et d’une accessibilité accrue (open source, coûts d’exploitation plus bas). L’article met en avant la rapidité avec laquelle des modèles chinois sont parvenus à se positionner sur des cas d’usage avancés (raisonnement, code, analyse) au niveau des meilleurs standards internationaux.
Au-delà de la compétition technologique, cette dynamique a des implications directes pour les institutions financières : choix des fournisseurs et des modèles, gestion du risque géopolitique, exigences de conformité (données, sécurité, souveraineté), et analyse de l’impact sur les chaînes de valeur (cloud, semi-conducteurs, logiciels, services). Elle invite aussi à reconsidérer les hypothèses de marché sur la répartition des parts de valeur dans l’écosystème IA mondial.
Lire l’article La Tribune
1er décembre 2025

HSBC conclut un partenariat stratégique avec Mistral AI pour accélérer ses usages d’IA générative

HSBC a annoncé la signature d’un accord avec la société française Mistral AI visant à intégrer des modèles d’intelligence artificielle générative au sein de ses environnements internes. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie globale du groupe bancaire consistant à industrialiser des usages d’IA avancés tout en conservant un haut niveau de maîtrise sur les données, la sécurité et la conformité réglementaire.
Les modèles de Mistral AI seront mobilisés pour des cas d’usage tels que l’assistance aux équipes métiers, l’analyse documentaire, la génération de synthèses et le support aux fonctions de contrôle et de conformité. HSBC souligne une approche progressive, encadrée par une gouvernance renforcée et des mécanismes de supervision humaine, afin d’assurer une adoption conforme aux exigences réglementaires.
Lire la communication HSBC
25 novembre 2025

Les investisseurs institutionnels reprennent la main sur l’IA

Une étude publiée par Funds Europe montre que les investisseurs institutionnels — caisses de retraite, assureurs, sociétés de gestion — s’orientent vers une gouvernance beaucoup plus structurée de leurs systèmes d’IA. Après une phase centrée sur des automatisations ponctuelles, l’enjeu devient désormais la maîtrise globale des modèles : explicabilité, traçabilité, gestion des biais et supervision humaine effective.
Cette évolution est portée à la fois par les exigences réglementaires (AI Act, DORA, réglementations sectorielles) et par la prise de conscience des risques opérationnels et réputationnels liés aux décisions algorithmiques. Les institutions mettent en place des comités IA, des chartes d’usage, des politiques d’auditabilité, des standards de qualité des données et des procédures de gestion des incidents. L’IA devient un objet de gouvernance à part entière, au même titre que les risques financiers ou opérationnels.
Lire l’analyse complète
24 novembre 2025

AWS annonce 50 milliards de dollars d’investissements dans l’IA et le super-calcul

Amazon Web Services a annoncé un plan d’investissement de 50 milliards de dollars visant à renforcer ses capacités en intelligence artificielle avancée et en super-calcul, notamment pour répondre aux besoins du gouvernement américain. Ce programme porte sur l’extension des infrastructures de calcul, le développement de services IA managés et la sécurisation des environnements critiques.
Cette annonce illustre l’ampleur des moyens déployés par les fournisseurs de cloud pour conserver leur avance technologique, et confirme la centralité de la puissance de calcul dans la compétition mondiale autour de l’IA.
Lire le communiqué
24 novembre 2025

Michael Burry alerte sur une possible « bulle IA »

Michael Burry, connu pour son rôle dans la crise des subprimes, met en garde contre les valorisations actuelles autour de l’intelligence artificielle. Selon lui, une partie significative des capitalisations boursières de grandes entreprises technologiques, mais aussi de nombreuses start-up IA encore non rentables, repose sur des anticipations de croissance très optimistes et parfois insuffisamment étayées par les flux de revenus réels.
Il souligne le risque d’un « récit IA » auto-entretenu, alimenté par la communication des grands acteurs et l’enthousiasme des marchés, qui pourrait masquer des fragilités structurelles. Pour les investisseurs institutionnels, cela se traduit par la nécessité d’examiner de près la soutenabilité des valorisations, la dépendance des portefeuilles aux thématiques IA et la capacité à absorber un éventuel « de-rating » du secteur si les résultats venaient à décevoir.
Lire l’article d’origine
24 novembre 2025

IA et inclusion financière : la transparence comme condition clé

L’OMFIF met en lumière le potentiel de l’intelligence artificielle pour améliorer l’accès aux services financiers, notamment pour les populations sous-bancarisées ou mal servies. Mais ce potentiel ne peut se réaliser que si les modèles de scoring, de segmentation ou d’allocation de produits sont conçus avec une attention particulière aux biais, à la qualité des données et à l’explicabilité des décisions.
Des modèles entraînés sur des données historiques peuvent, s’ils ne sont pas contrôlés, reproduire voire amplifier des discriminations existantes. Le rapport plaide pour une approche « fairness by design », qui intègre des tests de biais, des mécanismes de contestation pour les clients, des indicateurs de justice algorithmique et une information claire sur le rôle joué par l’IA dans les décisions de crédit ou l’accès à un produit.
Lire l’article sur l’inclusion
24 novembre 2025

L’Union européenne en retard sur l’IA, selon Christine Lagarde

Dans un discours prononcé à Bratislava, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde alerte sur le risque pour l’Union européenne de « manquer le train » de l’intelligence artificielle. Elle souligne l’écart croissant avec les États-Unis et la Chine en matière d’investissements dans les infrastructures (capacités de calcul, data centers, puces), dans les modèles fondamentaux et dans les talents IA. L’Europe reste principalement consommatrice de solutions externes, sans disposer de champions technologiques au même niveau que les grandes plateformes américaines.
Cette dépendance, selon Lagarde, menace à la fois la compétitivité de long terme de l’économie européenne et sa souveraineté technologique. Pour des secteurs critiques comme la finance, cela signifie que les briques technologiques essentielles (cloud, modèles de langage, outils d’analyse avancée) risquent de rester sous contrôle d’acteurs non européens. La présidente de la BCE appelle à un sursaut d’investissement, à une meilleure intégration des marchés de capitaux et à une politique industrielle plus volontariste en matière d’IA.
Lire l’article complet
21 novembre 2025

Les agents IA séduisent la fonction finance

Les agents d'intelligence artificielle, capables d'exécuter des workflows financiers complexes, gagnent du terrain dans les directions financières et parmi les acteurs bancaires. Plusieurs établissements testent des assistants autonomes pour automatiser l’analyse documentaire, les contrôles internes et le support aux équipes front.
L’AGEFI souligne que ces usages introduisent des enjeux accrus de gouvernance, d’auditabilité et de maîtrise des risques, notamment en matière de conformité et de cybersécurité.
Lire l’article AGEFI
21 novembre 2025

Les géants technologiques se financent massivement sur les marchés obligataires

D’après plusieurs analyses relayées par Reuters, les grands acteurs technologiques américains multiplient les émissions obligataires pour financer leurs investissements massifs dans l’intelligence artificielle : data centers, puces spécialisées, réseaux de distribution de contenu et développement continu de nouveaux modèles. Le volume de dette levée pour soutenir cette « course à l’IA » atteint des niveaux inédits.
Si une partie du marché considère ces investissements comme nécessaires pour rester compétitifs à long terme, certains investisseurs commencent à s’interroger sur la soutenabilité de ces niveaux de dépenses, en particulier si la monétisation effective des services IA prend plus de temps que prévu.
Lire l’article Reuters
19 novembre 2025

BPCE investit massivement dans l’IA générative

Le groupe BPCE annonce un investissement d’un milliard d’euros sur trois ans pour accélérer l’adoption de l’IA générative. Plus de 50% des collaborateurs utilisent désormais l’assistant interne MAiA pour automatiser la production de documents, améliorer la relation client et optimiser les processus internes.
BPCE confirme vouloir déployer l’IA à grande échelle dans ses réseaux bancaires, dans l’assurance, le back‑office et la conformité, tout en renforçant la formation des équipes et la gouvernance des usages IA.
Lire le communiqué BPCE
19 novembre 2025

AI Act : ajustements via le « Digital Omnibus » et guidance EBA pour la finance

La Commission européenne a présenté un ensemble de révisions regroupées dans le « Digital Omnibus » visant à clarifier et simplifier l’application de l’AI Act et d’autres textes du paquet numérique. Ces ajustements portent sur l’harmonisation de certaines échéances, la réduction des zones d’ambiguïté et la rationalisation des obligations pesant sur les entreprises utilisatrices de systèmes d’IA, tout en maintenant un niveau élevé de protection et de maîtrise des risques.
En parallèle, l’Autorité bancaire européenne (EBA) publie une fiche spécifique pour le secteur bancaire et des paiements. Elle y identifie les usages d’IA susceptibles d’être qualifiés de « systèmes à haut risque » au titre de l’AI Act : scoring et octroi de crédit, détection de fraude, surveillance transactionnelle, outils de lutte anti-blanchiment, dispositifs de conformité automatisée. Ces systèmes devront respecter des exigences renforcées en matière de gouvernance, de qualité des données, d’explicabilité, d’auditabilité et de supervision humaine documentée.
Lire la communication de la Commission
18 novembre 2025

Google lance Gemini 3 et l’intègre dans la recherche

Google a dévoilé « Gemini 3 », une nouvelle génération de modèle multimodal intégrée directement à son moteur de recherche et à plusieurs de ses services. Cette version se distingue par une meilleure compréhension contextuelle des requêtes complexes, une capacité accrue à combiner texte et données structurées, et une réduction des hallucinations déclarée par l’éditeur.
Pour les institutions financières, ce type de modèle ouvre la voie à des outils de recherche documentaire beaucoup plus performants (veille réglementaire, analyse de marché, support aux conseillers), ainsi qu’à des copilotes métiers capables d’agréger des informations issues de multiples systèmes internes en langage naturel.
Lire l’article Reuters
18 novembre 2025

Amazon et Google désignés « fournisseurs technologiques critiques »

Dans le cadre du renforcement de la résilience opérationnelle numérique (DORA), la Commission européenne a désigné plusieurs grands fournisseurs technologiques — dont Amazon Web Services et Google Cloud — comme « fournisseurs tiers critiques » pour le secteur financier. Cette qualification reflète la place centrale de ces acteurs dans les infrastructures cloud et IA des banques, des assureurs et des sociétés de gestion.
Cette désignation ouvre la voie à une supervision directe de ces fournisseurs par les autorités européennes, avec des exigences renforcées en matière de gouvernance, de gestion des risques, de continuité d’activité et de transparence. Pour les établissements financiers, cela implique de revoir la cartographie de leurs dépendances cloud/IA, de formaliser des plans de sortie crédibles (exit plans) et d’intégrer ces dimensions dans leur appétit au risque, leur stratégie de sourcing technologique et leurs politiques contractuelles.
Lire l’article Reuters
6 novembre 2025

Franklin Templeton déploie l’IA agentique à l’échelle de sa plateforme mondiale

Franklin Templeton annonce un partenariat pluriannuel avec Wand AI pour passer de pilotes limités à un déploiement à grande échelle d’IA « agentique » sur l’ensemble de sa plateforme mondiale de gestion d’actifs. L’objectif est d’utiliser des agents IA pour assister les équipes dans la recherche d’investissement, l’analyse de données, le suivi des opérations et la conduite des programmes de transformation, tout en restant dans un cadre strictement contrôlé pour un environnement financier régulé.
Selon le communiqué, les agents IA sont encadrés par des dispositifs de gouvernance, de supervision humaine et de gestion des risques spécifiquement conçus pour les services financiers. Le cas Franklin Templeton illustre le passage progressif de l’IA générative d’un rôle expérimental à un véritable levier opérationnel intégré aux processus cœur de la gestion d’actifs.
Lire le communiqué Franklin Templeton
5 novembre 2025

Pictet Asset Management déploie des outils IA avancés pour la recherche et l’analyse

Lors de la conférence LEAD26 à Zurich, le directeur technologie et opérations de Pictet Asset Management a détaillé la mise en place d’outils d’intelligence artificielle au service de la recherche et des opérations. Pictet AM indique avoir déployé des solutions comme Perplexity Pro et être en cours de déploiement de Microsoft Copilot afin d’indexer, rechercher et analyser de grands volumes de documents, ainsi que de concevoir et superviser des agents IA dédiés à certains processus métier.
Ce retour d’expérience met en avant une approche très pragmatique de l’IA dans la gestion d’actifs : les outils sont utilisés pour augmenter les analystes et gérants, accélérer la circulation de l’information et réduire la charge sur les tâches répétitives, tout en conservant la décision d’investissement entre les mains des équipes de gestion.
Lire l’article sur Pictet AM
4 novembre 2025

Intelligence artificielle : les gérants d’actifs multiplient les initiatives

Selon une enquête publiée par Les Échos, les équipes d’investissement des sociétés de gestion ont fortement accéléré l’adoption des outils d’intelligence artificielle depuis deux ans. Les principaux cas d’usage concernent l’analyse des marchés et des entreprises en amont de la décision d’investissement, notamment le décryptage automatisé des discours des banques centrales, l’analyse de sentiment et le traitement de volumes massifs de données financières.
L’article souligne que l’IA progresse désormais vers le cœur du processus d’investissement, en particulier dans la gestion quantitative et le private equity, où elle permet de générer des notes d’analyse, d’identifier des thèmes émergents ou de constituer des paniers d’actifs. Toutefois, les gérants insistent sur le rôle central du contrôle humain, l’IA restant un outil d’aide à la décision encadré par des exigences fortes de gouvernance, de transparence et de maîtrise des biais.
Lire l’article Les Échos
17 octobre 2025

UBS crée une direction dédiée à l’intelligence artificielle

UBS annonce la création d’une direction dédiée à l’intelligence artificielle et la nomination de Daniele Magazzeni pour renforcer la stratégie du groupe sur ces sujets. L’initiative vise à structurer la gouvernance et l’exécution des projets IA à l’échelle de l’organisation, dans un contexte d’accélération des usages de l’IA (automatisation, assistants internes, traitement documentaire et analytique).
Pour les acteurs de la gestion d’actifs et de la banque, ce mouvement illustre la montée en maturité du marché : l’IA n’est plus seulement un chantier technologique, mais un sujet d’organisation et de pilotage, nécessitant une direction dédiée, des priorités claires, une coordination entre métiers et fonctions de contrôle, et des dispositifs de maîtrise des risques (données, modèles, sécurité, conformité).
Lire l’article L’AGEFI
11 octobre 2025

Introduction d’une plateforme d’IA : obligation de consulter le CSE

Le tribunal judiciaire de Paris, dans une ordonnance de référé du 2 septembre 2025 (n° 25/53278), a considéré que l’installation d’une plateforme d’intelligence artificielle générative au sein d’une entreprise constitue une « technologie nouvelle » au sens du Code du travail. En l’espèce, le CSE central de France Télévisions contestait le déploiement de la plateforme MedIAGen, destinée à donner accès à divers outils d’IA générative, sans information-consultation préalable sur ses impacts organisationnels.
Le juge a donné raison au CSE et rappelé que l’introduction d’outils d’IA susceptibles d’affecter les conditions de travail, les métiers ou la charge d’activité impose une consultation préalable des représentants du personnel, y compris lorsque le projet est encore présenté comme « expérimental ». Cette décision confirme la montée en puissance du dialogue social comme garde-fou dans les projets IA et incite les directions à intégrer très tôt les instances représentatives dans la gouvernance des déploiements technologiques.
Consulter l’analyse de la décision